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Un théâtre de Tunis parle du VIH/SIDA

Une nouvelle pièce parrainée par l'Office National tunisien pour la Famille et la Population (ONFP) vise directement certains des sujets tabous dans la société tunisienne. "Danse avec le singe", qui a été présentée au public le 9 décembre à Tunis, parle de certaines des idées reçues qui entourent l'épidémie de VIH/SIDA.

Avec son professionnalisme habituel, le metteur en scène Taoufik Jebali a réussi "à répondre à la plupart des questions qui sont posées au sein des familles tunisiennes sur le SIDA".

"Avec ce travail, je n'ai pas voulu me transformer en prêcheur ou en guide. Je n'affirme pas avoir un message. Mais j'ai un but que je veux réaliser : répondre, par le langage du théâtre, à plusieurs questions sur le SIDA", a expliqué Jebali à Magharebia.

Jebali, qui a également écrit le script de la pièce, avec les contributions de plusieurs jeunes acteurs et actrices, a ajouté : "Nous ne prêtons pas une grande attention aux grands noms dans cette pièce. Et puis, que signifient les mots "grands" ou acteur "connu" ? C'est un travail artistique, dans lequel nous donnons une possibilité à ceux qui veulent jouer le rôle de manière correcte. C'est un travail artistique complexe, par lequel nous avons voulu rapprocher le sujet du SIDA du grand public, notamment parce que de nombreux obstacles nous empêchent encore de traiter certaines questions, comme le SIDA, qu'un certain nombre de personnes considèrent encore comme un non-problème ou qui n'apparaît que comme une forme de propagande."

Des techniques très high-tech ont été utilisées dans cette pièce, ainsi que des scènes en 3-D. Ses décors se déroulent dans plusieurs lieux. Parfois, les spectateurs se trouvent dans un hôpital, puis dans un beau quartier, près d'une cabine téléphonique, puis dans un espace ouvert où des personnes désespérées se rencontrent pour partager leurs idées sur la manière dont chacune espère mourir.

Concernant le titre de la pièce, les producteurs expliquent : "Le singe est ici une créature imaginaire que nous utilisons pour couvrir nos actions, nos instincts ou nos péchés, ou toute autre chose que nous ne pouvons ni accepter ni comprendre."

"J'ai accepté de participer à cette pièce pour plusieurs raisons, notamment parce que le sujet qu'elle traite est intéressant", a expliqué l'actrice Maha Arfaoui à Magharebia. "Plus important, elle s'adresse aux jeunes. J'aime également quand l'image se mélange à de la musique et à des déclarations amusantes. C'est un travail d'art intégré, et je crois en son importance. Je suis donc fière d'en faire partie."

En 90 minutes de mouvements continus, lors desquelles le bruit des acteurs se mélange à de la musique forte, rarement à de la musique douce, un débat surgit entre les membres du groupe à propos de la réalité du VIH/SIDA, de son histoire, et du fait de savoir s'il existe vraiment ou s'il n'est qu'un mythe créé par les grandes sociétés pharmaceutiques.

Dans une autre scène, on assiste à une dispute entre les membres d'une famille à propos du propriétaire d'un paquet de préservatifs pour hommes que l'un d'eux a trouvé. Chacun nie qu'il lui appartienne, mais à la fin, chacun souhaite que ce soit le sien.

Hayet Jedidi, directeur de l'ONFP, a expliqué que le choix artistique pour lancer une campagne de sensibilisation destinée aux jeunes "est l'une des techniques de communication sur lesquelles se base l'ONFP, notamment après les précédents succès d'un tel choix, et particulièrement dans la mesure où nous dépendons des jeunes pour participer à de tels travaux artistiques."

"Nous nous sommes aperçus que la meilleure manière de faire passer notre message est de faire parler les jeunes entre eux. "'Danse avec le singe' ne fait pas exception à cette règle", explique Jedidi, ajoutant que l'ONFP envisage de monter cette pièce dans plusieurs provinces du pays.

Dix-neuf centres de conseil et de dépistage répartis dans le pays proposent des tests VIH/SIDA gratuits. Ces centres ne révèlent pas les noms des personnes qui subissent ces tests, et les responsables n'ont pas le droit de demander une carte d'identité aux visiteurs.

Depuis leur création en 2007 et jusqu'en août 2010, ces centres ont procédé à 14 000 tests rapides. Selon l'UNICEF, quelque 3 700 personnes vivaient avec le VIH en Tunisie en 2007.

http://www.magharebia.com

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